0 comments
| 25 septembre 2009
" Rétrospectivement, note le président de la filiale américaine d'une banque européenne, si Lehman Brothers avait été renflouée par l'Etat comme Bear Stearns l'avait été six mois plus tôt, "jamais le Congrès n'aurait voté les 700 milliards de dollars du plan de sauvetage financier". Doit-on en conclure que l'intérêt de Goldman (voir disparaître Lehman, un concurrent direct) et celui de l'Etat (créer un choc pour obtenir l'aval des élus pour la recapitalisation publique du secteur financier) se conjuguaient conjoncturellement ? Le banquier sourit : oui, "la mort de Lehman était inscrite", pour que Merrill Lynch puisse être reprise, et Morgan Stanley et Goldman préservées."
[...]
" En 2007, les 30 000 salariés de Goldman dans le monde ont géré 22 200 milliards de dollars d'actifs. Son PDG a perçu la plus forte rétribution de l'histoire de la finance : 74 millions de dollars, dont 41 en stock-options. La banque a eu un seul trimestre déficitaire en 2008 et a ensuite réalisé les plus gros profits de son existence : 5,3 milliards de dollars de bénéfices nets au premier semestre 2009 ! Depuis son niveau le plus faible, en novembre 2008, le cours de l'action GS a plus que triplé !" (LeMonde.fr, 24/09/09).
---
Ce n'est pas tant l'exemple de GS (qui est éloquent) qui me dérange, que cette collusion -sans ambiguïté- qui démontre l'intérêt de quelques personnes au détriment d'un grand nombre de gens, dans un pays qui se veut être la première démocratie au monde. Comme disait Churchill, la démocratie est bel et bien le pire des systèmes à l'exception de tous les autres.
Libellés : argent, bourse, entreprise, guerre, vie publique

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home