" Le passage de l’ouragan Andrew aux Etats-Unis avait entraîné la faillite de 63 compagnies d’assurances. Le recours aux marchés financiers est alors apparu comme une solution. Le développement de nouveaux produits financiers s’est ensuite accéléré après l’ouragan Katrina, la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire pour les assureurs. Le principe de ces obligations catastrophes ? Elles sont assorties d’un coupon assez élevé, généralement divisé en tranches, et leur risque est lié à un événement (par exemple, un ouragan en Floride). Si l’événement se produit, l’investisseur perd tout ou partie de son coupon, et si la catastrophe est particulièrement sérieuse, tout ou partie de son capital – capital que l’assureur conserve pour faire face aux sinistres. Si l’événement n’a pas lieu, par contre, l’investisseur retrouve son capital assorti d’un coquet rendement […] La tendance s’étend aussi à l’assurance vie : Axa a par exemple lancé en novembre 2006, avec l’aide de Swiss Re, un programme d’émission d’obligations couvrant le risque de mortalité accrue en cas d’épidémie de grippe, notamment. Dans ce domaine, les statistiques fiables font défaut. Mais les experts sont d’accord sur un point : un pandémie aura lieu. Même si personne ne sait quand, combien de temps, et avec quelle virulence […] Le phénomène n’est qu’à ses débuts, et est loin d’avoir atteint l’ampleur du transfert de risques en crédits hypothécaires, où le total de l’encours de subprime dépasse les 1.000 milliards de dollars, et le marché des titres sur hypothèques atteint 6.000 milliards de dollars. Il est toutefois en très forte croissance […]
Il est assez frappant de constater que les 8 catastrophes les plus coûteuses pour le secteur de l’assurance concernaient les Etats-Unis. Et qui plus est, six d’entre elles se sont produites dans les années 2000 ! […] L’ouragan Katrina a coûté plus de de 65 milliards de dollars. Et il y a du potentiel, en Europe, pour une tempête à 100 milliards d’euros. Sans compter que dans un avenir proche, les montants assurés dans les pays comme la Chine et l’Inde devraient eux aussi grimper de manière spectaculaire.
Les catastrophes les plus coûteuses concernent les Etats-Unis (source : Swiss Re).
Catastrophe – Pertes assurées en millions de dollars – Nombre de victimes
- Ouragan Katrina (août 2005) – 66.311 – 1.836
- Ouragan Andrew (août 1992) – 22.987 – 43
- Attentats du 11 septembre (2001) – 21.379 – 2.982
(Trends-Tendances, 23/08/2007, p. 46 à 49).
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Intéressant, non ? Si je comprends bien :
1/ Nous préférons nous assurer contre le climat plutôt que de changer nos habitudes (= non, la somme des intérêts individuels ne coïncide pas toujours avec l'intérêt collectif et non le marché ne peut pas tout régler).
2/ Qu'est-ce qui coûte le plus cher ? Réorganiser nos activités en société ou payer des catastrophes à répétition ? Il y aura bien un moment ou le basculement se fera, et alors il sera trop tard pour nous réorganiser à "moindre" coût.
Conclusion rapide :
* L'assurance est un secteur d'avenir.
* La nouvelle génération payera la facture pour les prédécesseurs.
C'est ironique ? Et les Etats-Unis, qui sont frappés par les catastrophes les plus coûteuses de l'histoire des assurances et qui refusent d'admettre qu'il faut changer, qu'est-ce que c'est ? De l'acharnement aveugle ?
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